Quand il s’agit de maîtriser les chevaux les plus enflammés, mieux vaut porter une tenue adéquate. Tradition et solidité sont donc les deux maîtres mots du parfait costume gardian. Du col de la chemise, jusqu’à la jambe du pantalon, en passant par le liseré de la veste, le 100 % coton est de rigueur. Un coton épais, comme pour n’importe quel vêtement de travail, pour pallier la transpiration. Pantalon, gilet, veste et chapeau sont ourlés d’un liseré noir, destiné à l’origine à se démarquer de "l’homme du peuple". Monsieur, s’il veut être à la pointe de la tradition, portera le pantalon et le gilet dans des couleurs sobres : gris, marron, ou mieux encore beige. La chemise, coupe droite et deux poches plaquées, se permet, elle un peu de fantaisie. Petites fleurs, tridents, ou imprimés cachemires ornent les tissus unis.
"M" aime la veste
La veste en velours lisse, noire et cintrée, est digne de celle portées par les mannequins sur papier glacé. Chez Camille, magasin spécialisé, on confie même que le chanteur "M", alias Mathieu Chedid, achète ici celles qu’il porte sur scène. La doublure de soie rouge vif à l’intérieur de la veste est en revanche blanche aux manches pour éviter que la couleur ne déteigne. Les intempéries ne gênent nullement le gardian. Ses fameuses bottes sont d’une étanchéité à toute épreuve grâce à un montage particulier, et à des cuirs de grande qualité. Selon les goûts, leurs bouts sont ronds ou affinés. Coquet, le gardian ne sort jamais sans sa cordelière autour du cou, et son couvre-chef camarguais en feutre. Gardians et fantaisie ne semblent pour autant pas faire bon ménage. Les têtes de taureaux imprimées sur les chemises, les couleurs vives, ou les matières extensibles, pour plus de confort, sont des entorses tolérées. Mais attention de ne pas en abuser, au risque d’être pris pour un touriste.

