le blog elsa-haharfi http://elsa-haharfi.over-blog.com/ 2006-01-12T11:30:12Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3637771.html Rencontres de la photo : notre sélection 2007-11-19T17:46:39Z 2006-08-26T11:12:53Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html La plus people       Premier compagnon de route de Raymond Depardon, à l’adolescence, Daniel Angeli parle d’un temps, celui des premiers paparazzi, que les moins de vingt ne peuvent pas connaître. Celui où ils n’étaient qu’une poignée, l’été à Saint-Tropez et l’hiver à Gstaad. Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Caroline de Monaco, la famille princière d’Italie, Johnny Halliday,... sur chacun de ses modèles, devenus pour certains des amis, Angeli a &quot;volé&quot; une histoire personnelle qu’il raconte lui-même en voix off pendant que ses photos en noir et blanc défilent. Il relate par exemple fièrement comment il a réussi à avoir Onassis et La Callas ensemble, alors que le milliardaire était en train d’épouser Jackie Kennedy... Daniel Angelli, aux Ateliers SNCF La plus glaçante       De l’expo Chancel, vous sortirez sans doute aussi glacé que le papier sur lequel sont tirées les photos. Parti en Corée du Nord en 2004, le photographe livre un témoignage habile. Si son objectif n’était pas de dénoncer crûment le régime d’un des pays les plus fermés du monde, il se dégage tout de même de ces photos une effroyable sensation d’inquiétude. Les fillettes sont tout sourire à leurs cours de broderies, tout comme les hôtesses des différents guichets, les tenues sont colorées, les peintures murales dans la ville aussi. Mais ces postures de bonheur font plutôt ressembler les citoyens aux mannequins de cire des magasins de costumes traditionnels. Pas une âme qui vive dans les halls de gare et d’aéroport, ni sur les dix voies d’autoroutes de Pyongyang la capitale. Seulement des portraits géants de Kim-Jong-Il... Philippe Chancel aux Ateliers SNCF       La plus inquiétante Robert Adams met en scène le quotidien de citoyens américains menacés par les usines nucléaires qui servent de décor à leurs jardins. Mères de familles, vieillards, enfants sont capturés dans leurs mouvements. Ils semblent inquiets et sur le départ. La mère emmène le bébé qu’elle tient dans ses bras. Une jeune fille trimbale une valise. Quant aux décors, eux aussi renvoient à la notion de l’exode. Les voitures, aux portières ouvertes, sont très présentes. Les portes d’entrée de l’aéroport incitent, elles aussi, à partir loin. En toile de fond chaque fois, la menace.  &quot;Nos vies et nos enfants&quot; de Robert Adams. à l’Espace Van Gogh. La plus révoltante       Fruit d’une collaboration entre un photographe et une journaliste, cette exposition soulève un grave problème de société : l’esclavage moderne. La mise en scène est simple : d’un côté la photo d’une habitation, la plupart du temps un immeuble -- souvent hausmannien --, et de l’autre, un texte qui relate les horreurs subies par des jeunes filles à l’intérieur de ces murs. On y apprend par exemple que &quot;Oui&quot;, &quot;merci&quot;, &quot;bonjour&quot; et &quot;au revoir&quot; ont été les seuls mots autorisés à l’une d’elles pendant plusieurs années ; une autre ne devait pas parler ; une autre encore dormait sur le carrelage. Leur quotidien ? Assumer l’entretien total de la maison et des enfants, sans rémunération aucune mais avec des humiliations. Leur point commun ? Des papiers d’identité confisqués pour n’être personne... &quot;Esclavage domestique&quot;, de Raphaël Dalla Porta et Ondine Millot, aux Ateliers SNCF       La plus crue       Des filles se cachent dans des tentes, en marge des fêtes foraines des années soixante-dix, en Nouvelle-Angleterre. Elles se cachent là pour se montrer entièrement, en revanche, à leurs clients. Les clichés de Susan Meiselas sont loin du spectacle glamour. Elles font plutôt état de la condition de ces femmes contraintes au strip. Leurs chairs débordent de corsets pailletés et de culottes à franges. Leurs poses laissent voir les parties les plus intimes de leurs corps. Mais ce qui met le plus mal à l’aise, c’est le regard ou l’attitude du client, dont on aperçoit presque toujours au moins une petite partie dans les photos... &quot;Carnival Strippers&quot; de Susan Meiselas, aux Ateliers SNCF       La plus glamour       Bas résilles, eye-liner, escarpins et robes moulantes... L’univers de Dominique Issermann est 100 % féminin, sophistiqué, glamour autant que peut l’offrir le noir et blanc travaillé. Habituée des shootings de mode, la photographe a choisi pour modèles Carla Bruni, Vanessa Paradis ou L&amp;#230;titia Casta. Et elle les a sublimées. Quand la peau est nue, les gros plans de jambes, de seins ou de chutes de reins ne sont jamais vulgaires. Le corps, souvent placé dans l’immensité de décors naturels, irradie l’église dans laquelle les photos sont projetées. &quot;Cartes postales&quot; de Dominique Issermann, à l’église des Frères Prêcheurs.       La plus urbaine       Escaliers, places, ronds-points, avenues, lampadaires... De Tokyo à Paris, en passant par Las Vegas, Cracovie, Yaoundé et Berlin entre autres, Jean-Christophe Béchet met en perspectives les similitudes de ces villes. À travers des lignes de fuites toujours identiques, qu’il s’agisse d’un escalator en Asie, en Amérique, ou en Europe par exemple, l’expo met en évidence les symptômes de la mondialisation. Comme dit Jean-Christophe Béchet : &quot;Il y a sans doute plus de différence entre un paysan de l’Ariège et un Parisien qu’entre ce Parisien et un New-Yorkais&quot;. Mais ces paysages urbains sont heureusement, la plupart du temps, incarnés. Une jeune fille assise seule sur une marche la nuit, avec un sac rouge, paraît finalement aussi désespérée à Berlin qu’à Tokyo... &quot;Politiques urbaines&quot;, de Jean Christophe Béchet, aux Ateliers SNCF http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3540224.html Les secrets et trésors cachés des restaurateurs de livres 2007-11-19T17:46:38Z 2006-08-15T16:59:30Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html Les activités de restauration et de numérisation du Centre de conservation du livre, basé à Arles, en font un lieu rare. Des manuscrits précieux venus du monde entier défilent entre des mains expertes Le plus précieux, car le plus ancien, des manuscrits arabo-chrétiens enluminés, est resté quelques années à Arles. Il était dans les mains expertes du Centre de conservation du livre. Il s’agissait de La légende de Barlaam et Joasaph, un manuscrit qui date du XIIIe siècle et a été retrouvé au monastère de Balamand, au Liban. Ce très rare manuscrit raconte comment Bouddha a adapté sa vie à la foi chrétienne, quatre siècles avant la redécouverte du bouddhisme par les orientalistes. Ce travail - financé par l’Union européenne - est la fierté de Stephane Ipert, responsable du Centre de conservation. Parce qu’il reste exemplaire des activités de la structure. Après un convoyage sous grande protection, le fameux manuscrit est arrivé à Arles avec trois restaurateurs, accompagnés de spécialistes étrangers, qui ont travaillé deux années durant sur sa restauration. Ensuite, il a pris la direction de l’Institut du monde arabe, à Paris lieu d’exposition de choix pour ces textes et enluminures d’une non moindre qualité. &quot;Ce manuscrit exceptionnel est notre travail le plus important, assure Stéphane Ipert. Il a été très compliqué mais reste représentatif d’une coopération internationale et pluridisciplinaire qui constitue souvent l’essence de nos activités.&quot; Une bibliothèque gratuite bientôt en ligne Le centre, qui emploie une quinzaine de personnes à Arles et quelques stagiaires (lire ci-contre), mais aussi cinq restaurateurs à l’étranger, est l’un des rares dans le monde à se consacrer à la fois à divers aspects de la restauration et à la numérisation de manuscrits anciens. Avec un budget d’environ 1,6 millions d’euros annuel, de nombreux programmes de recherche sont en cours. Exemple ? Le résultat d’une étude pour venir à bout du jaunissement du papier - la plaie du restaurateur - devrait être connu ces jours-ci. Côté numérisation, la Bibliothèque virtuelle Méditerranée devrait être finalisée à la rentrée 2007. Financé par l’Unesco, l’Union européenne, et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le site internet devrait regrouper 1 500 ouvrages, en majeure partie provenant de pays méditerranéens, parmi lesquels quelques-unes seront téléchargeables gratuitement et disponibles également sur CD-rom. Outre les machines, outils, et feuilles de papiers qui investissent les lieux, l’hôtel Blain, qui abrite le centre, et plus particulièrement son escalier central, mérite à lui seul une visite. Quelques semaines à patienter encore, et vous pourrez gravir ses marches qui datent de 1687 lors des journées du patrimoine en septembre (les 16 et 17). http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3540203.html Le gardian sous toutes les coutures 2007-11-19T17:46:37Z 2006-08-15T16:56:39Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html Quand il s’agit de maîtriser les chevaux les plus enflammés, mieux vaut porter une tenue adéquate. Tradition et solidité sont donc les deux maîtres mots du parfait costume gardian. Du col de la chemise, jusqu’à la jambe du pantalon, en passant par le liseré de la veste, le 100 % coton est de rigueur. Un coton épais, comme pour n’importe quel vêtement de travail, pour pallier la transpiration. Pantalon, gilet, veste et chapeau sont ourlés d’un liseré noir, destiné à l’origine à se démarquer de &quot;l’homme du peuple&quot;. Monsieur, s’il veut être à la pointe de la tradition, portera le pantalon et le gilet dans des couleurs sobres : gris, marron, ou mieux encore beige. La chemise, coupe droite et deux poches plaquées, se permet, elle un peu de fantaisie. Petites fleurs, tridents, ou imprimés cachemires ornent les tissus unis. &quot;M&quot; aime la veste La veste en velours lisse, noire et cintrée, est digne de celle portées par les mannequins sur papier glacé. Chez Camille, magasin spécialisé, on confie même que le chanteur &quot;M&quot;, alias Mathieu Chedid, achète ici celles qu’il porte sur scène. La doublure de soie rouge vif à l’intérieur de la veste est en revanche blanche aux manches pour éviter que la couleur ne déteigne. Les intempéries ne gênent nullement le gardian. Ses fameuses bottes sont d’une étanchéité à toute épreuve grâce à un montage particulier, et à des cuirs de grande qualité. Selon les goûts, leurs bouts sont ronds ou affinés. Coquet, le gardian ne sort jamais sans sa cordelière autour du cou, et son couvre-chef camarguais en feutre. Gardians et fantaisie ne semblent pour autant pas faire bon ménage. Les têtes de taureaux imprimées sur les chemises, les couleurs vives, ou les matières extensibles, pour plus de confort, sont des entorses tolérées. Mais attention de ne pas en abuser, au risque d’être pris pour un touriste. http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3540133.html Un dictionnaire sinon rien 2007-11-19T17:46:38Z 2006-08-15T16:48:13Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/52/33/colelsa.jpg" />Jean-Pierre Collignon était l’invité surprise de la rencontre annuelle des champions des &quot;Dicos d’or&quot;, organisée ce week-end à Arles Responsable linguistique au Monde, enseignant à l’école de formation des correcteurs, membre du jury des &quot;Dicos d’or&quot;... Jean-Pierre Collignon était l’invité d’honneur de la rencontre annuelle des champions des Dicos qui s’est déroulée ce week-end à Arles. Interview. Les adolescents adoptent de plus en plus le langage SMS dans la vie de tous les jours. Est-ce une déperdition de la langue française ? Oui car les jeunes ne font pas la différence entre l’orthographe adoptée dans les Sms -- je comprends cette écriture phonétique, c’est plus court, et donc moins cher -- et dans la vie. Mais l’écriture phonétique n’est pas nouvelle, déjà au 17e siècle, certains s’y amusaient, c’est assez rigolo. Comment la langue française va-t-elle évoluer selon vous ? On pourrait évoquer l’anglo-américanisme, et c’est un problème. Parce que d’un côté, il y a l’élite qui va bien comprendre ces termes anglo-américains, et d’un autre côté, des jeunes qui vont être en déphasage, qui ne vont pas tout à fait maîtriser le sens de ces expressions. C’est un grave problème d’apprentissage. Mais je ne fais pas partie des gens qui se butent et refusent toute intrusion de mots étrangers dans le français. C’est tout à fait normal que les langues vivantes évoluent. D’ailleurs, beaucoup de mots français sont repris en allemand ou en espagnol, par exemple. Quelles fautes de français vous inspirent le plus d’indulgence et lesquelles sont d’après vous impardonnables ?   Tout le monde n’est pas au parfum des règles de trait d’union, mais ce n’est pas dramatique de ne pas savoir qu’il en faut dans &quot;c’est-à-dire&quot; par exemple. Tout le monde ne peut pas non plus connaître l’orthographe des mots compliqués comme &quot;philodendron&quot;. Les fautes sur les mots courants sont en revanche impardonnables. Se tromper sur des homonymes ou paronymes, et déformer le sens. Mais certaines anecdotes sont savoureuses, je pense notamment à un député gaulliste qui un jour, à l’Assemblée Nationale, en voulant signifier qu’il trouvait un texte de loi pas assez sévère s’est exclamé : &quot;Il faut durcir le sexe !&quot;. http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3540037.html Le monde marin à portée de main 2007-11-19T17:46:37Z 2006-08-15T16:37:21Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html Des mystérieuses méduses aux terrifiants requins, le Seaquarium du Grau-du-Roi est un vrai sanctuaire A entendre les enfants, il semblerait que le poisson clown ait été rebaptisé. Maintenant que Walt Disney a exploré les fonds marins, il s’appelle désormais Némo. Devant les bassins du Seaquarium, le parc d’attractions le plus couru du Grau du Roi, les regards des enfants sont tour à tour émerveillés, ébahis, et effrayés. &quot;C’est un vrai celui-là ? Comment on les a fait prisonniers ?&quot; s’inquiète un petit garçon. Plus de trois cents espèces de poissons, mollusques, et mammifères marins évoluent dans les bassins du palais de la mer. La visite est ponctuée de tableaux pédagogiques et de jeux interactifs. Parmi eux, des trous où glisser sa main à l’aveuglette pour deviner quelle gueule de poisson y est moulée au fond. &quot;Mettre la main dans un trou, comme à Fort-Boyard, j’aime pas trop ça moi... !&quot; rechigne une maman. Autre séquence frayeur devant le bassin des eaux tropicales. Pour reconstituer la vague de la lagune, un renouvellement de l’eau s’opère régulièrement en faisant un gros &quot;plouf&quot; qui ne manque jamais de faire sursauter les visiteurs. Mais dans l’ensemble, c’est la fascination qui se lit sur les visages des petits et grands. Les enfants eux, trouvent même &quot;jolies&quot; les rascasses les plus vénéneuses.                                      Un grand projet de &quot;requinarium&quot; Le moment le plus fascinant de la visite du Seaquarium reste la traversée du tunnel à requins. 420 000 litres d’eau autour et au dessus de nos têtes où nagent des requins de plus de 2 mètres et 200 kilos. &quot;Si tu vois ça dans l’eau, alors tu vas pas nager hein maman ?&quot; s’assure une fillette. La vue plongeante sur les ailerons, au-dessus du bassin, est encore plus impressionnante. Outre ses vertus divertissantes et pédagogiques pour les visiteurs, le Seaquarium est également un centre de soin et de sauvegarde pour tous les êtres vivants de la mer. Il abrite le Centre d’études et de sauvegarde des tortues marines en Méditerranée (Cestmed), qui recueille et soigne les tortues accidentées de la région (notre édition d’hier). Le centre est également équipé pour soigner tous ses hôtes dans son enceinte. Enfin, certains des coraux présents dans les bassins sont obtenus par bouturage, afin de préserver les coraux des milieux naturels. Une technique maîtrisée depuis environ un an par le centre, qui consiste à couper une certaine partie du corail puis à le faire pousser. Le Seaquarium prévoit pour 2008 encore plus d’émotions fortes avec la création d’un &quot;requinarium&quot; sur deux niveaux qui accueillerait plus de vingt espèces différentes.   Seaquarium, Le Grau du roi, direction Port Camargue. Entrée adultes : 9,80 euros, enfants : 6,80 euros, pour les moins de 5 ans, c’est gratuit. Renseignements au 04 66 51 57 57 Les bassins des mastodontes Deux bassins de phoques et de requins, respectivement d’un million et de 420 000 litres d’eau, ça s’entretient. Les bassins -- l’eau et les parois -- sont à nettoyer tous les jours, et les hôtes, à nourrir. Simba, seule otarie mâle du bassin -- au milieu de deux femelles et de cinq phoques -- pèse 300 kilos. Il engloutit plusieurs centaines de petits poissons par jour, en tant que récompense aux jeux et sauts dans lesquels il excelle. On pourrait croire à un gavage en guise de spectacle pour les visiteurs. En fait, ce principe de l’effort récompensé est une technique qui vise la &quot;désensibilisation&quot; explique Rodolphe Nourais, un des quatre soigneurs animaliers du bassin des mammifères, &quot;pour apprendre l’animal à s’habituer à l’homme&quot;. De plus, les &quot;jouets&quot;, formes et balles avec lesquelles s’amusent les mammifères, contribuent à divertir ces animaux de nature très joueuse, et participent à leurs dépenses énergétiques. Des animaux joueurs, mais également très &quot;lunatiques&quot;, prévient le soigneur. &quot;En période de reproduction, où les mâles sont plus agressifs, raconte-t-il, en faisant ouvrir la bouche à une femelle, un phoque m’a arraché la rotule&quot;. Peut-être une réaction à l’espace restreint dans lequel ces animaux vivent dans ces sites ? Quand on l’interroge en effet sur leur épanouissement, Jean-Michel Darthois, responsable communication du Seaquarium, évoque les naissances régulières, environ une par an au centre : &quot;S’ils se reproduisent, c’est qu’ils se sentent bien !&quot; Quinze kilos de poisson congelé ou de poulpes par repas sont nécessaires aux neuf requins du tunnel, pour qu’eux se sentent bien également ! &quot;On leur jette assez loin la nourriture, pour qu’ils puissent se la partager&quot; précise Jean-Michel Darthois. Personne ne se mouille pour les nourrir, mais il faut de temps en temps plonger dans le bassin pour le nettoyer ou soigner les requins. Il est précisé aux visiteurs, que ces requins, certains mesurant 3 mètres, ne sont pas agressifs envers l’homme, mais ont quand même des &quot;dents sympathiques&quot; s’amuse le responsable.   http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3439020.html Nationale 7: le mythe s'effondre sous l'objectif 2007-11-19T17:46:39Z 2006-08-02T20:00:43Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/52/33/nat72.jpg" /> Ironie du sort, le soixante-dixième anniversaire des congés payés coïncide avec la disparition de la mythique Nationale 7. D’épopées en quatre chevaux en pique-nique de bords de routes, la plus fameuse route française, celle qui mène aux vacances, n’est plus. Paris-Menton d’une traite par la route nationale, ce n’est plus possible. Pour Gilles Leimdorfer, photographe exposant aux Rencontres de la photographie, avec la collection &quot;Nationale 7&quot;, le mythe n’est plus depuis longtemps. Il s’agirait même plutôt d’une mystification. Le long de sa &quot;Nationale 7&quot;, pas de platanes, ni de végétation, et encore moins de vacances. &quot;J’ai voulu prendre le contre-pied de l’imaginaire collectif&quot;, justifie le photographe. Un &quot;imaginaire romantique&quot; malheureusement véhiculé par les &quot;JT de 13 heures&quot; d’après lui. &quot;Road movie&quot; Son objectif, le long de la route, vise le côté sombre, les solitudes, et la modernité. La triste modernité des zones suburbaines, identiques aux quatre coins de la France, hantées par les grandes surfaces. Les passagers de la N7 immortalisés par Gilles Leimdorfer sont des routiers, ou lorsque ce sont des vacanciers, l’inquiétude se lit sur leur visage. Les paysages sont bétonnés, éclairés par des néons. &quot;L’incapacité de la France à se reconnaître quand elle se regarde dans le miroir&quot; a incité le photographe à parcourir la France sur le fil rouge de la Nationale 7. Un road movie à la française, quelque temps après son parcours de la Route 66 aux Etats-Unis. Si Gilles Leimdorfer déplore la départementalisation de la route, ce n’est certainement pas au nom d’un patrimoine à conserver, mais pour des raisons politiques. D’après lui un obscur transfert à la charge de l’imposable. L’appareil photo,&quot;c’est un miroir que l’on promène le long de la route&quot;, pourrait faire figure en hommage à Stendhal, de préface à cette exposition. &quot;Nationale 7&quot;, Gilles Leimdorfer, aux Ateliers SNCF. Rencontres de la Photographie, jusqu’au 17 septembre à Arles. http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3438970.html Du feu dans les nuages, sur l’eau et la scène 2007-11-19T17:46:36Z 2006-08-02T19:53:06Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/52/33/14_juill.jpg" />Le Rhône et ses quais ont été embellis par le feu d’artifice, et la place de la République par le concert de Los de Abajo Colorée, poétique, et vitaminée. Touristes et Arlésiens ont savouré vendredi soir une fête nationale embellie par le feu d’artifice du Groupe F, natif d’Arles, et la musique punchy du groupe Los de Abajo, originaire du Mexique. Les lampadaires du pont de Trinquetaille et des quais du Rhône se sont éteints à 22h30 pour ne pas faire d’ombre au spectacle de feu. Premières pétarades, premiers éblouissements dans les yeux des spectateurs. Les projectiles se sont embrasés en de multiples formes. Classique ? Certainement pas. De petites barques surmontées d’ailes illuminées lançaient du Rhône à leurs tours des feux. &quot;Ils se sont surpassés !&quot;, entendait-on dans la foule. Strass, paillettes et gouttes dorées ont ensuite comme arrosé la foule, avant un final digne des illuminateurs des JO de Turin, ou du Mondial 98. Le feu dans les nuages éteint, Los de Abajo l’ont rallumé sur scène à 23 heures, place de la République, pour un concert gratuit. Dix sur scène, avec cordes, cuivres, percussions, batteries, et deux chanteurs énergétiques : la place entière a vibré. &quot;Tropipunk&quot;, c’est l’adjectif employé par le groupe, pour qualifier sa musique, autant dire...indéfinissable. Peu importe, connaisseurs aux premiers rangs, et non-initiés sur toute la place, ont agité bras et jambes sur cette latina-funk-ska-electro musique. Une fête nationale métissée.... http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3438874.html Bénabar au théâtre antique, c’est rire et chansons ! 2007-11-19T17:46:38Z 2006-08-02T19:42:08Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/52/33/benabar.jpg" /> Le groupe arlésien Fatche d’eux et le chanteur réunionnais Davy Sicard ont largement relevé le défi, jeudi soir au théâtre antique. Le public, venu pour entonner les refrains de l’énergique Bénabar, n’a pas boudé son plaisir durant la première partie du concert. L’humour ensoleillé, sous les airs d’accordéon des Fatche d’eux, a bel et bien opéré. Davy Sicard a, lui, initié les 2 500 spectateurs au maloya, la musique créole blues, héritée de l’esclavage. Sa voix chaude et son discours rassembleur, scandés au rythme du kayanm, percussion africaine, ont fait vibrer le théâtre. Un public déjà bien chaud pour accueillir la star de la soirée Bénabar, qui a confirmé son éclat sur scène. Des devenues classiques &quot;Dis lui oui&quot;, &quot;Y’a un fille qu’habite chez moi&quot; ou &quot;Les mots d’amour&quot;, aux chansons plus récentes du dernier album Reprise des négociations, &quot;Bruxelles&quot;, &quot;La berceuse&quot;, et le malheureux &quot;Dîner&quot;, le show a duré près de deux heures. Des mini sketchs, une partie de &quot;un, deux, trois, soleil&quot;, et beaucoup de rires : Benabar et son groupe de musiciens ont joué avec le public. À la fin des deux rappels, une chanson inédite a clos le concert. &quot;La pierrade&quot;, ou comment l’achat de cet objet tout simplement inutile, noircit le quotidien d’un couple. On ne change pas les ingrédients d’une si délicieuse recette... http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3438858.html Les chiens à la plage, un vrai cacasse-tête 2007-11-19T17:46:36Z 2006-08-02T19:39:42Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/52/33/kk.jpg" />L’emmener ou pas sur la plage, ramasser ses crottes ou les lui faire faire dans un espace spécial. Les maîtres parlent, alors que la municipalité des Saintes rappelle les mesures de bon sens       Ils s’appellent Duc, Choupette, Floyd, ou encore Louna. Ils souffrent de la canicule, et apprécient donc les bonnes lampées d’eau fraîches, et les baignades dans la Méditerranée. Mais voilà, ils ne sont pas les bienvenus sur la plage, ils se font même refouler à l’entrée. C’est sûr, il ne fait pas bon être de la race canine, l’été, dans les stations balnéaires. Trempettes et gambades sur la plage sont formellement interdites. A moins d’avoir un maître peu regardant sur la loi. C’est le cas de Obach, golden retriever épanoui : &quot;Il sort de l’eau, explique Florence, sa maîtresse. Bien sûr qu’il se baigne. Sur la plage, un chien dérange moins que trois abominables gamins...&quot; La propriétaire enfreint donc la loi qui interdit les baignades pour les chiens, mais respecte en revanche celle qui consiste à ramasser les déjections de son compagnon sur pattes. Elle montre fièrement le sachet plastique, arme de disparition discrète, rangé avec la gamelle pour l’eau fraîche, qui l’accompagnent partout. Miss, elle, ne se baigne pas, non seulement parce que c’est interdit, mais aussi parce qu’il fait vraiment trop chaud, dixit son maître Daniel. Le yorkshire a des maîtres très prévoyants. Il ne sortent jamais sans leurs &quot;toutounets&quot;, ces mini sacs poubelles estampillés d’empreintes de coussinets. Dans leur Normandie natale, les toutounets sont fournies dans des distributeurs. &quot;Canisite&quot; pour besoins canins Le jeune setter irlandais au poil marron brillant, Floyd, ne tient plus sur le sable. A l’ombre, attaché au pied du parasol, il crève d’envie de piquer une tête. Dès que Sylvie s’approche pour dénouer sa laisse de fortune, les oreilles et la queue de Floyd se dressent, son regard vif semble dire merci. Et le voilà parti à l’eau. Sylvie ne sait pas pas qu’elle est actuellement en situation illégale. Elle sait en revanche que caca et voies publiques ne font pas bon ménage. &quot;Floyd fait sur la colline&quot;, se félicite-t-elle. Mais aux Saintes-Maries-desmers, pas besoin d’aller par monts-et-par-vaux pour s’éviter une séance de ramassage peu ragoûtante. Le canisite du coin de la rue est là pour ça. C’est un espace de quelques mètres carrés, qui ressemble à un bac à sable pour enfants. Mais ici, les seuls hôtes sont les chiens, et leurs excréments. Il y en a quinze dans toute la ville, qui sont nettoyés une fois par mois, et très fréquentés. Il semblerait qu’entre les &quot;toutounets&quot; et les canisites, les maîtres ne relâchent pas la pression sur les déjections, même en vacances. http://elsa-haharfi.over-blog.com/article-3438809.html Précieuses petites sternes 2007-11-19T17:46:39Z 2006-08-02T19:31:07Z Elsa Haharfi http://www.over-blog.com/profil/blogueur-462462.html Sur la plage de Beauduc, un dispositif a été mis en place par des ornithologues des Marais du Vigueirat, afin de favoriser la reproduction des sternes.           Un bijou précieux qu’il faut embellir, mais surtout ne pas fragiliser. Lorsque les ornithologues Nicolas Sadoul et Christophe Pin, des Marais du Vigueirat, parlent de la sterne naine, on dirait bien qu’ils évoquent un objet rare. La sterne, petit oiseau des lagunes, le deviendra, rare, si rien n’est fait pour favoriser sa reproduction. C’est donc ce qu’ont entrepris les deux hommes: faciliter la nidification de la sterne naine.     Sur l’arrière-plage de Beauduc, la zone encerclée par des fils et piquets, ce sont eux. Une surface d’environ 5000 mètres carrés où voitures, piétons et chiens errants ne peuvent accéder, qu’ils peuvent seulement longer. Car l’objectif de l’action des ornithologues était de faire cohabiter les vacanciers — nombreux en cette saison estivale à traverser ce terrain sableux pour accéder aux plages — et les sternes.     Mise en place le 14 juin dernier, au cœur de la période de reproduction qui dure jusqu’à la mi-août, l’installation n’est pas arrivée là par hasard. En collaboration avec Gaël Hemery, responsable de la conservation des espaces naturels au Parc Régional de Camargue, Christophe Pin et Nicolas Sadoul ont longtemps observé les zones où les sternes, qui nichent en colonies sur le sable, posaient leurs ailes. Après un échec sur la plage de Piémanson, en raison du trop grand nombre de touristes et donc du grand dérangement provoqué, les balises ont été installées à Beauduc.     La nidification est un succès     Un 4x4 ou un ballon qui roulent, un chien qui vient enfouir son museau, et voilà la sterne envolée, et les œufs — trois en général par ponte — découverts. Et avec une température qui dépasse les 30º, une heure de soleil qui cogne sur les œufs et les embryons meurent.     Dans leur périmètre protégé, les sternes et leurs œufs ne sont donc plus dérangés, ni même écrasés.     Pour dire si le moindre mouvement proche dérange et fait s’envoler l’oiseau, le prendre en photo est l’équivalent d’une planque digne de paparazzi. Le viseur de l’appareil photo est le seul à dépasser du carton qui est installé sur la vitre de la voiture pour cacher le moindre geste.     Le jeu en vaut la chandelle, l’opération des ornithologues est un vif succès. Au bout de trois jours de protection, seize nids avaient élu domicile dans le carré protégé, et une semaine après, vingt-neuf. Aujourd’hui, pour la plupart des œufs, la période d’incubation de 22 jours est terminée et les poussins commencent à prendre leur envol. Mais au plus fort de la colonisation, trente-six couples de sternes pouponnaient.     Une terre si accueillante que même des couples de gravelots, autre espèce d’oiseaux des marais, s’y sont implantés. Neuf poussins y ont éclos.     Christophe et Nicolas sont donc encouragés à renouveler ce genre d’opérations pour d’autres espèces. Celles dont la nidification est mise à mal par les prédateurs, par exemple.     Pour le bonheur, de couver eux aussi les oiseaux, avant de les voir enfin voler de leurs propres ailes.