Page blanche

Vérification et recoupement de l’information. Honnêteté intellectuelle. Ecriture simple et percutante. Rendu « sexy » et concret du plus barbare et ennuyeux des sujets. Pédagogie et vulgarisation. Curiosité tout terrain. Volonté intarissable d’en savoir toujours plus.


Mon professionnalisme est-il défaillant ? Le sujet de mon papier ne s’approprie pas à l’exercice
journalistique ? Ou me suis-je royalement trompée de voie ? JE NE PEUX PAS…
La cauchemardesque page blanche est là, sous mes yeux.

Qui interviewer ? Comment vérifier ? Mes parents, trop subjectifs. Mon médecin, trop clinique. Mon miroir, oh beau miroir ! Non, pas ressemblant du tout.
Ah ! l’honnêteté intellectuelle… lorsque la demi-feuille d’auto-présentation de rentrée lycéenne me faisait le même effet qu’un sudoku, à oublier.
Etre simple et percutante ? Le pronom personnel « je » me rend cramoisie et d’un baroque dantesque.
Peut-être que le rendu sexy…
Un psychologue ?! Ca sert à quoi ? J’oublie aussi la curiosité tout terrain.

Au secours. Je suis définitivement incapable de rédiger un article sur moi.
Recherche biographe désespérément.


Mercredi 2 août 2006

 Le groupe arlésien Fatche d’eux et le chanteur réunionnais Davy Sicard ont largement relevé le défi, jeudi soir au théâtre antique. Le public, venu pour entonner les refrains de l’énergique Bénabar, n’a pas boudé son plaisir durant la première partie du concert. L’humour ensoleillé, sous les airs d’accordéon des Fatche d’eux, a bel et bien opéré. Davy Sicard a, lui, initié les 2 500 spectateurs au maloya, la musique créole blues, héritée de l’esclavage. Sa voix chaude et son discours rassembleur, scandés au rythme du kayanm, percussion africaine, ont fait vibrer le théâtre. Un public déjà bien chaud pour accueillir la star de la soirée Bénabar, qui a confirmé son éclat sur scène. Des devenues classiques "Dis lui oui", "Y’a un fille qu’habite chez moi" ou "Les mots d’amour", aux chansons plus récentes du dernier album Reprise des négociations, "Bruxelles", "La berceuse", et le malheureux "Dîner", le show a duré près de deux heures. Des mini sketchs, une partie de "un, deux, trois, soleil", et beaucoup de rires : Benabar et son groupe de musiciens ont joué avec le public. À la fin des deux rappels, une chanson inédite a clos le concert. "La pierrade", ou comment l’achat de cet objet tout simplement inutile, noircit le quotidien d’un couple. On ne change pas les ingrédients d’une si délicieuse recette...

par Elsa Haharfi publié dans : Culture
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