Page blanche

Vérification et recoupement de l’information. Honnêteté intellectuelle. Ecriture simple et percutante. Rendu « sexy » et concret du plus barbare et ennuyeux des sujets. Pédagogie et vulgarisation. Curiosité tout terrain. Volonté intarissable d’en savoir toujours plus.


Mon professionnalisme est-il défaillant ? Le sujet de mon papier ne s’approprie pas à l’exercice
journalistique ? Ou me suis-je royalement trompée de voie ? JE NE PEUX PAS…
La cauchemardesque page blanche est là, sous mes yeux.

Qui interviewer ? Comment vérifier ? Mes parents, trop subjectifs. Mon médecin, trop clinique. Mon miroir, oh beau miroir ! Non, pas ressemblant du tout.
Ah ! l’honnêteté intellectuelle… lorsque la demi-feuille d’auto-présentation de rentrée lycéenne me faisait le même effet qu’un sudoku, à oublier.
Etre simple et percutante ? Le pronom personnel « je » me rend cramoisie et d’un baroque dantesque.
Peut-être que le rendu sexy…
Un psychologue ?! Ca sert à quoi ? J’oublie aussi la curiosité tout terrain.

Au secours. Je suis définitivement incapable de rédiger un article sur moi.
Recherche biographe désespérément.


Mercredi 2 août 2006

Le Rhône et ses quais ont été embellis par le feu d’artifice, et la place de la République par le concert de Los de Abajo

Colorée, poétique, et vitaminée. Touristes et Arlésiens ont savouré vendredi soir une fête nationale embellie par le feu d’artifice du Groupe F, natif d’Arles, et la musique punchy du groupe Los de Abajo, originaire du Mexique. Les lampadaires du pont de Trinquetaille et des quais du Rhône se sont éteints à 22h30 pour ne pas faire d’ombre au spectacle de feu. Premières pétarades, premiers éblouissements dans les yeux des spectateurs. Les projectiles se sont embrasés en de multiples formes. Classique ? Certainement pas. De petites barques surmontées d’ailes illuminées lançaient du Rhône à leurs tours des feux. "Ils se sont surpassés !", entendait-on dans la foule. Strass, paillettes et gouttes dorées ont ensuite comme arrosé la foule, avant un final digne des illuminateurs des JO de Turin, ou du Mondial 98. Le feu dans les nuages éteint, Los de Abajo l’ont rallumé sur scène à 23 heures, place de la République, pour un concert gratuit. Dix sur scène, avec cordes, cuivres, percussions, batteries, et deux chanteurs énergétiques : la place entière a vibré. "Tropipunk", c’est l’adjectif employé par le groupe, pour qualifier sa musique, autant dire...indéfinissable. Peu importe, connaisseurs aux premiers rangs, et non-initiés sur toute la place, ont agité bras et jambes sur cette latina-funk-ska-electro musique. Une fête nationale métissée....

par Elsa Haharfi publié dans : Société
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